[VIDEO] DIRECT. Remaniement : la nomination du nouveau Premier ministre interviendra mardi matin

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[VIDEO] DIRECT. Remaniement : la nomination du nouveau Premier ministre interviendra mardi matin

l’essentiel
La Dépêche du Midi vous propose de suivre dans ce direct toute l’actualité de ce lundi 8 janvier liée au remaniement du gouvernement.
Emmanuel Macron va-t-il laisser tourner l’horloge du remaniement ? Ses proches et soutiens promettent des changements rapides à venir. Voici déjà ce que l’on sait sur les changements futurs du gouvernement : La nomination du nouveau Premier ministre aura lieu mardi matin, au lendemain de la démission d’Elisabeth Borne, a-t-on appris lundi soir auprès de l’entourage d’Emmanuel Macron. Gabriel Attal, 34 ans, est remonté en flèche lundi dans les pronostics de la macronie, ce qui en ferait le plus jeune Premier ministre de la Ve République, battant le record du socialiste Laurent Fabius, nommé à 37 ans en 1984. La France insoumise déposera une motion de censure à l’Assemblée nationale contre le prochain gouvernement d’Emmanuel Macron si ce dernier ne demande pas la confiance du Parlement – ce que n’avait pas fait Elisabeth Borne, a déclaré lundi la cheffe des députés insoumis Mathilde Panot. La Première ministre a estimé qu’il était “plus que jamais nécessaire de poursuivre les réformes”, dans sa lettre de démission remise à Emmanuel Macron et consultée par l’AFP. “Alors qu’il me faut présenter la démission de mon gouvernement, je voulais vous dire combien j’ai été passionnée par cette mission, guidée par le souci constant, que nous partageons, d’aboutir à des résultats rapides et tangibles pour nos concitoyens”, a écrit Mme Borne, actant la “volonté” du chef de l’Etat de “nommer un nouveau Premier ministre”. La Première ministre Elisabeth Borne a remis lundi la démission de son gouvernement au président Emmanuel Macron qui l’a acceptée, a annoncé l’Elysée. Une réunion hebdomadaire entre ses collaborateurs en charge du Parlement et des collaborateurs de députés a été annulée. De plus, la Première ministre n’assiste pas à la cérémonie des vœux en cours à l’Élysée devant les membres du Conseil constitutionnel. Mais à travers le remaniement qu’il prépare le Chef de l’État espère bien relancer son quinquennat. “Au départ, il ne voulait pas remanier, il voulait simplement remplacer Olivier Dussopt si celui-ci avait été condamné à l’issue de son procès mais le Président a très mal vécu l’opposition de certains ministres au projet de loi Immigration. Il était dans une colère noire”, nous raconte un ministre proche du Chef de l’État qui commence à entrevoir quel cours va prendre le quinquennat. “Il va nommer autour de lui des fidèles, en revenir à la macronie originelle. Puis il va reprendre en main les grands dossiers. Il ne va plus s’appuyer que sur lui-même. Il n’a pas le choix sinon le quinquennat est terminé”, nous assure un ministre qui pense qu’Emmanuel Macron va avoir à cœur, désormais, de gérer les dossiers économiques, les question d’Éducation et les affaires culturelles.  Une chose était certaine hier, l’attente n’avait que trop durée. “Les cabinets sont à l’arrêt depuis 15 jours, tout le monde attend pour valider les gros projets, ca n’est pas possible de continuer comme ca”, nous assurait un membre du gouvernement. Une ministre aurait même écrit dimanche midi au Chef de l’État pour lui dire “les français se fichent du remaniement, il faut leur parler du froid”. D’où la convocation inattendue dimanche soir de la Première ministre à l’Élysée pour parler “des dossiers urgents”. Peu de ministres, en revanche, se faisaient une quelconque illusion sur l’impact du futur remaniement. “Quelque soit le profil du Premier ministre, il ne va pas changer le cours du quinquennat. Il y aura toujours Chikirou et Panot qui gueuleront à l’Assemblée, il faudra toujours recevoir 50 fois Bertrand Pancher avant d’imaginer faire voter tel ou tel projet de loi”, nous assure un membre du gouvernement. Le ministre des Armées, pressenti comme un des favoris pour succéder à Elisabeth Borne, est actuellement à l’Hôtel des Invalides pour présenter ses vœux aux Armées. Mais la possibilité du maintien d’Élisabeth Borne était aussi dans toutes les têtes hier. “Franchement, elle a fait le job. Elle a été loyale, elle est allée jusqu’au bout et elle n’a jamais posé problème au Président dans la presse. Il lui a demandé de faire passer la loi Asile et Immigration sans 49.3, elle l’a fait”, nous assurait un membre du gouvernent qui ne fait pourtant pas partie du camp de “bornistes” et d’ajouter “je pense qu’on a été durs avec elle parce que c’est une femme”. “Il a toujours nommé des gens inattendus, la veille de sa nomination Édouard Philippe écrivait des tweets contre Emmanuel Macron. Castex ? Personne ne l’avait vu venir. L’hypothèse Attal n’est donc pas folle du tout”, nous confiait une proche de l’Elysée. Alors qu’Élisabeth Borne est en ce moment même reçue à l’Élysée par Emmanuel Macron et pourrait présenter sa démission dans quelques heures, pour la remplacer, le nom de Gabriel Attal circule avec de plus en plus d’insistance. “Le Président m’a dit qu’il voulait se recentrer, ne garder autour de lui que des fidèles, des proches, bref en revenir à la macronie originelle. Le profil de Gabriel Attal correspond en tous point à cela,” nous confiait, il y a quelques instants une ministre proche de l’Elysée. Déjà donnée partante l’été dernier, Elisabeth Borne a pour atout sa résilience après avoir fait passer deux lois difficiles (retraites, immigration) et surmonté près d’une trentaine de motions de censure à l’Assemblée. Julien Denormandie, 43 ans, marcheur de la première heure et quasiment ombre portée du chef de l’Etat depuis dix ans ; et Sébastien Lecornu, 37 ans, actuel ministre des Armées issu de la droite, qui s’est au fil des années taillé une place dans le cercle des conseillers politiques du président. Le nom du jeune ministre de l’Education nationale Gabriel Attal, 34 ans, est remonté lundi dans les pronostics de la macronie pour lui succéder à Matignon. “Pas déconnant”, selon un proche du président. Elisabeth Borne est arrivée lundi après-midi à l’Elysée pour s’entretenir avec Emmanuel Macron, alors qu’un remaniement gouvernemental semble imminent. Ce matin, invité de LCI, Sylvain Maillard a assuré qu’il n’entrerait pas au gouvernement : “Je suis patron du groupe Renaissance et je suis très heureux à ma place. Je souhaite continuer mon travail, je ne serai pas ministre”, a assuré le député de Paris. Bruno Le Maire ne devrait pas quitter sa forteresse de Bercy. En effet vendredi soir, il rencontrait le Président de la République pour faire un point. Dès sa sortie, le ministre de l’Économie faisait chauffer son portable pour inviter quelques journalistes la semaine prochaine. “Le déjeuner aura lieu à Bercy” assurait son entourage.   Le suspense qui dure depuis plusieurs jours devrait prendre fin prochainement : Emmanuel Macron s’apprête à remanier le gouvernement pour relancer son quinquennat. Mais le casting reste flou. La Dépêche du Midi vous propose de suivre dans ce direct toute l’actualité liée à la refonte du gouvernement.

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