Un saboteur ukrainien aurait traversé 1.900 km en Russie pour incendier un chasseur-bombardier

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Tout ça au nez et à la barbe de Vladimir Poutine.

C’est peut-être l’un des actes de sabotage les plus audacieux de l’histoire du conflit en Ukraine. Un agent ukrainien aurait pénétré sur le territoire russe pour se rendre sur l’aérodrome militaire de Chagol à Tcheliabinsk (Sibérie occidentale), près des monts Oural et du Kazakhstan, à… au moins 1.900 kilomètres à l’ouest de la frontière ukrainienne.

Son but? Faire flamber un chasseur-bombardier russe Soukhoï Su-34, en pleine nuit entre le mercredi 3 et le jeudi 4 janvier, si l’on en croit le renseignement ukrainien, cité par le site du magazine Forbes, dans un article écrit par son journaliste spécialisé David Axe. Mais pourquoi prendre autant de risques pour détruire un unique avion?

Avec son ambiguïté habituelle, la direction générale du renseignement du ministère de la Défense ukrainien (HUR MOU) a déclaré que «les raisons pour lesquelles l’avion a pris feu [étaient] en train d’être clarifiées» et précisé que l’appareil appartenait à la 21e division mixte d’aviation de l’armée de l’air russe. Le tout en partageant une vidéo du supposé incident.

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D’après Forbes, le précédent acte de ce type remonte au 30 octobre 2022. À l’époque, un saboteur ukrainien s’était déjà introduit sur une base aérienne russe, celui d’Ostrov (oblast de Pskov), au nord-ouest de la Russie et près de la Lettonie, soit à près de 700 kilomètres au nord de la frontière ukrainienne, avec cette fois-ci au menu du barbecue un hélicoptère de combat Kamov Ka-52.

Terreur des soldats ukrainiens

«Il est évident de comprendre pourquoi les Ukrainiens cibleraient la base de Tcheliabinsk et ses Soukhoï Su-34, analyse Forbes. Ces chasseurs-bombardiers supersoniques sont parmi les meilleurs de l’armée de l’air russe et les plus actifs le long de la ligne de front de la guerre contre l’Ukraine. Les Su-34 effectuent des missions presque quotidiennes en lançant de puissantes bombes planantes guidées par satellite, d’une portée d’une quarantaine de kilomètres, sur des positions ukrainiennes.»

D’ailleurs, ces bombes planantes –comme la UPAB-1500B, par exemple– sont devenues «l’une des plus grandes peurs» des soldats ukrainiens, déclare l’un d’entre eux dans un long thread publié en août 2023 sur X (anciennement Twitter).

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L’armée ukrainienne fait donc tout pour se débarrasser de ces dangereux appareils. Sa défense aérienne est parvenue à abattre quatre de ces bombardiers tactiques en trois jours entre le 22 et le 24 décembre 2023: d’abord trois dans le sud de l’Ukraine autour de Kherson, puis un quatrième au-dessus de Marioupol (sud-est du pays). Mais Forbes estime que l’armée de Vladimir Poutine peut toujours compter sur près de 125 Soukhoï Su-34, contre 150 au début de l’invasion russe de février 2022.

Le sabotage joue un rôle complémentaire, mais il est intrinsèquement risqué. Fin août 2023, la Russie (dont les déclarations sont sujettes à caution) a déclaré avoir intercepté des saboteurs ukrainiens et tué deux d’entre eux.

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