Trois façons toutes simples de dire “Merci Marie”

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Trois façons toutes simples de dire "Merci Marie"

Son « oui » a permis la venue du Fils de Dieu. Pour l’accueillir, Marie ne pouvait avoir en son cœur aucune trace d’hésitation ou de refus. Dieu avait besoin que le don de son amour rencontre une foi parfaitement pure, une âme sans péché. Depuis le dogme promulgué par le pape Pie IX, le 8 décembre 1854, Marie est déclarée préservée du péché originel dès sa naissance. Dès l’origine, elle est immaculée, c’est-à-dire pure de tout péché, préservée de cette séparation d’avec Dieu qui marque l’homme dès le début de son existence. Dire « Merci Marie » le 8 décembre, c’est rendre grâce pour son abandon, il y a 2.000 ans, à la volonté de Dieu, mais aussi pour sa présence protectrice, ses bienfaits et ses bénédictions reçues au cours de l’année. La tradition de célébrer Marie avec des lumières est présente en France dès le Moyen Âge. Au XVIIe siècle, les Avignonnais mettent des cierges aux fenêtres le 8 décembre et organisent une procession en l’honneur de Marie. En effet, depuis longtemps, l’Église considère le 8 décembre comme la date à laquelle la Vierge Marie aurait été conçue. Lyon a ravivé cette tradition le 8 décembre 1852. Une date qui correspond à l’inauguration d’une statue de Marie sur le clocher de la chapelle de la Vierge de Fourvière. Cette célébration, initialement prévue le 8 septembre de la même année, avait été reportée une première fois pour des raisons climatiques. Le 8 décembre, alors que les conditions avaient conduit à un second report, le temps devint soudainement clément et les Lyonnais décidèrent spontanément d’illuminer leurs foyers et de monter en procession. On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : « Vive Marie ! » « Tout à coup apparaissent à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu… La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. (…) On se serrait la main sans se connaître, on chantait des cantiques, on applaudissait, on criait : « Vive Marie ! » Les étrangers n’en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout remplis qu’ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de 300.000 âmes avait pu être saisie de la même pensée », raconte un chroniqueur de l’époque. Dès lors, la tradition de mettre des lumignons à sa fenêtre s’est répandue dans toute la France. Un petit geste facile pour dire « Merci Marie » et témoigner de sa présence dans nos vies. Cette année encore, l’association Marie de Nazareth encourage l’organisation de veillées de prière en l’honneur de la Vierge Marie. Des centaines de veillées (processions, louange, concerts, prière…) sont répertoriées en France les 7 et 8 décembre. Vous pouvez regarder sur cette carte interactive si une veillée est prévue près de chez vous. L’occasion de confier à la patronne principale de la France ses intentions, ses souffrances, ses peines et ses joies, et de lui demander des grâces. Concrètement, vous pouvez aussi déposer des intentions de prière au pied d’une statue de la Vierge. Elle les portera auprès de son fils et intercèdera pour vous. Telle une mère bienveillante, la Vierge Marie est toute prête à octroyer des grâces à ceux qui lui en font la demande. C’est le message qu’elle a transmis à sainte Catherine Labouré lors de ses apparitions rue du Bac : « Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent », confie-t-elle à sainte Catherine le 27 novembre 1830, désignant les rayons qui sortent de ses mains ouvertes. Puis elle ajoute : « Faites, faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces ».  Un jour, sainte Mathilde, qui aimait beaucoup la Vierge, essaie de rédiger une belle prière en son honneur. Marie lui apparaît alors, portant sur son sein la salutation angélique écrite en lettres d’or : « Ave, Maria, gratia plena ». Et elle lui dit : « Ma fille, aucune prière que tu pourrais composer ne me donnerait autant de joie que l’Ave Maria. » La Vierge accueille chaque Je vous salue Marie que nous lui offrons avec la même joie que celle avec laquelle elle entendit la salutation de l’ange Gabriel le jour de l’Annonciation. Saint Bernard et de nombreux autres saints ont souligné que Marie n’a jamais refusé d’entendre les prières de ses enfants sur Terre.  « Ma fille, aucune prière que tu pourrais composer ne me donnerait autant de joie que l’Ave Maria. » « Un Ave Maria dit sans ferveur sensible, mais avec un désir authentique dans un moment d’aridité, a beaucoup plus de valeur, pour moi, qu’un rosaire entier récité au milieu des consolations », aurait confié la Vierge à sœur Benigna Consolata Ferrero (1885-1916), une religieuse visitandine italienne dont la procédure de béatification a été ouverte en 1923. Le 8 décembre est donc l’occasion rêvée de dire avec confiance cette prière qui comble à la fois la Vierge mais aussi, à l’instar de saint François, celui qui la récite avec ferveur. « Quand je récite l’Ave Maria, les cieux sourient, les anges se réjouissent, l’univers est dans la jubilation », témoignait le saint d’Assise. Aleteia se doit d’être gratuit : les missionnaires ne font pas payer l’évangélisation qu’ils apportent. Grâce à cette gratuité, chaque mois 10 à 20 millions d’hommes et de femmes – majoritairement des jeunes -, visitent la cathédrale virtuelle qu’est Aleteia. Mais vous le savez, si l’entrée de nos églises n’est pas payante, c’est parce que les fidèles y donnent à la quête.

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