Ski alpin – Coupe du monde. Genou qui couine, Bode Miller en « muse »… Comment Cyprien Sarrazin s’est installé à la table des grands en vitesse

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Ski alpin - Coupe du monde. Genou qui couine, Bode Miller en « muse »... Comment Cyprien Sarrazin s'est installé à la table des grands en vitesse

Après sa deuxième place la veille sur la descente raccourcie, Cyprien Sarrazin a remporté le super-G de Wengen (Suisse), vendredi. Impérial devant les hommes les plus rapides au monde : Marco Odermatt et Aleksander Kilde. Installé parmi les meilleurs. Il a ramené son rond de serviette, et l’a déposé à la table des grands. Et Cyprien Sarrazin a de l’appétit. Dans le gâteau de la vitesse, depuis l’ouverture de la saison, la nouvelle terreur des pistes longues est en train de se tailler une belle part. Vainqueur de la descente de Bormio fin décembre, deuxième jeudi de la descente sprint de Wengen, vainqueur vendredi du super-G… «  C’est vraiment bonnard de gagner sur des pistes aussi légendaires ! » En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations). En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
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Du Cyprien Sarrazin dans le texte : détonant de simplicité, de flegme. « La manche parfaite ? Ça n’existe pas, j’ai juste été bon où je devais l’être. Si je marche sur l’eau ? Non, je ne suis pas si prétentieux, mais en tout cas je me fais plaisir. Si on est trois contre le reste du monde ? Non, on est là et on se livre une belle bataille, c’est tout. » Le Haut-Alpin a encore déployé toutes ses ressources pour prendre sa revanche sur Marco Odermatt (2e à 0’’58), plus fort la veille. Quitte à y laisser des plumes. « Pour gagner des courses comme ça, il faut que je tire sur mon corps. Là, j’ai dû tirer sur mon genou qui couine un peu depuis deux ans, mais ça va. Je suis obligé de ne pas skier avant la course : je ne fais que du dérapage (en reconnaissance) pour l’économiser. » En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations). En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
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Malgré ce genou fragile, ou encore quelques péripéties comme ce numéro de funambule sur les bâches du Kernen-S – à la Bode Miller 2008 à Kitzbühel : « C’est ma muse, je fais tout comme lui (rire) » – ça passe, ça joue devant, tout devant. « Sarrazin ? Je lui tire mon chapeau, il a été monstrueux ». « Si on enlève Sarrazin et Odermatt… Ils ne font pas le même sport que nous ». Petit florilège de réactions des Italiens Dominik Paris (4e ) et Guglielmo Bosca (5e ). Impressionnant de tranquillité , devenu une référence pour les temps intermédiaires, «Cyp » ne traîne plus ce genou ou ce côté funambules comme des boulets. C’est toute la différence avec les saisons précédentes : là où il aurait abdiqué ou fini dans un filet, aujourd’hui, Sarrazin tient sa ligne. Toujours engagé, toujours instinctif, mais en totale confiance dans son ski, dans son corps. Plus vraiment déstabilisé, ni même par les contrôles antidopage inopinés (« vingt minutes après m’être allongé dans mon lit, ça a duré une bonne demi-heure »). Un diamant, poli, couvé aussi depuis deux saisons par Xavier Fournier-Bidoz, l’ensemble du staff, mais aussi les copains du groupe vitesse tricolore, qui s’est définitivement trouvé un nouveau leader après la retraite de Johan Clarey. En cliquant sur « J’accepte », les cookies et autres traceurs seront déposés et vous pourrez visualiser les contenus (plus d’informations). En cliquant sur « J’accepte tous les cookies », vous autorisez des dépôts de cookies et autres traceurs pour le stockage de vos données sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment en consultant notre politique de protection des données.
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Avec en plus ses deux quatrièmes places à Val Gardena, le skieur de 29 ans s’invite également dans les classements. Quatrième du classement général de la Coupe du monde, deuxième meilleur de la descente, troisième des super-G… « Je vais quand même essayer de célébrer un peu et de profiter de cette victoire, pour lui… » Pour Alexis Pinturault, qui ne sera pas au départ de la plus longue descente de l’hiver ce samedi (12h30). Contrairement à Cyprien Sarrazin qui, et maintenant ce sera le cas tous les week-ends de vitesse, est l’un des grands favoris. La nouvelle star. En s’imposant à Wengen, Cyprien Sarrazin est devenu le quatrième Français vainqueur en super-G en Coupe du monde, rejoignant le champion olympique Franck Piccard (Beaver Creek 1988 et Valloire 1990), Luc Alphand (Laax et Garmisch-Partenkirchen en 1997) et le double médaillé mondial Alexis Pinturault (Lenzerheide 2014).
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