Pour sauver la Californie, les chercheurs espionnent les castors depuis l’espace

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Le véritable meilleur ami de l’homme?

Et si on trouvait enfin une utilité à tous les satellites qu’on a envoyés autour de la Terre? On ne pourrait pas par exemple leur demander de recenser ce talentueux ingénieur (et notre allié écologique) qu’est le castor? Figurez-vous que si, on peut. Et d’ailleurs, on le fait déjà, comme l’explique un article de Wired.

Le castor est enfin reconnu pour ses qualités d’ingénieur de l’écosystème. Ses barrages permettent de stocker l’eau, la filtrer, entretenir des zones humides pour d’autres espèces et lutter contre les feux de forêt. Après quatre siècles à chasser –pour sa peau– cet animal que l’on considérait alors comme «nuisible», la Californie a investi 1,5 millions de dollars (environ 1,36 millions d’euros) en 2022, pour restaurer sa population.

Si son utilité est désormais établie, on ignore encore beaucoup de choses sur le castor et on comprend mal comment évolue sa population, naturellement nomade puisqu’elle se déplace après avoir épuisé la nourriture de son environnement, lui laissant le temps de se régénérer. Emily Fairfax, spécialiste des castors et professeure à l’université du Minnesota, utilisait jusqu’ici les données issues de Google Earth pour tenter d’identifier, une à une, les structures pouvant être des barrages de castors.

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Un ancien employé de Google, Eddie Corwin, a alors développé un algorithme permettant de cartographier les barrages et les étangs liés à la présence de castors. Un modèle d’intelligence artificielle (IA) nourri avec des milliers d’images satellites contenant des barrages de castors, mais également des données «négatives», sans traces de ces rongeurs semi-aquatiques, est né: Earth Engine Automated Geospatial Elements Recognition (EEAGER, «reconnaissance automatisée des éléments géospatiaux par (Google) Earth Engine).

Google Castor View

EEAGER, véritable Google Earth castoro-centré, permettra d’observer les évolutions de population de castors, de mesurer les effets de leurs constructions sur l’écosystème et d’encourager certaines autorités locales à réintroduire ce rongeur pour préserver la biodiversité de leur territoire. Le modèle sera testé en 2024 en Californie avant d’être déployé sur d’autres territoires.

Cet outil sera utile pour surveiller la propagation de ces rongeurs vers l’Arctique, en raison du réchauffement climatique, mais aussi en Terre de Feu où son introduction a été lourde de conséquences pour les arbres de l’hémisphère Sud, incapables de se régénérer une fois coupés par des castors.

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L’État de Californie, chaque année en proie à de spectaculaires incendies, travaille actuellement à réhabiliter le castor de plusieurs manières: communication auprès des habitants, scientifiques dédiés à leur surveillance, mais également introductions de spécimens l’automne dernier.

C’est la première fois depuis soixante-quinze ans que la Californie effectue un lâcher de castors sur son territoire. Une belle histoire à raconter à Câline, Grignote et Benjamin si vous voulez notre avis.

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