Mauvaise nouvelle: le changement climatique va entraîner davantage de diarrhées

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La bactérie Campylobacter est dans les starting-blocks.

Le dérèglement climatique menace de nombreuses espèces, mais d’autres créatures semblent s’en accommoder et ce ne sont pas forcément nos préférées. Les conditions climatiques changeantes pourraient en effet, en plus de menacer la survie de l’espèce humaine, troubler notre digestion, comme l’explique un article de New Atlas.

Parue le 18 janvier dans la revue scientifique PLOS Computational Biology, une étude britannique établit un lien significatif entre l’augmentation des températures, de l’humidité et de la longueur des journées, et la propagation de la bactérie Campylobacter, responsable de la campylobactériose. Cette maladie, une infection du tube digestif, se caractérise par –disons-le franchement– de sérieuses diarrhées.

Plusieurs chercheurs de l’université de Surrey (sud-est de l’Angleterre) ont analysé des données de l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) recensant près d’un million de cas de campylobactériose en Angleterre et au Pays de Galles sur une période de vingt ans. En cherchant des corrélations avec les données météorologiques, l’équipe de scientifiques a établi un lien entre cette maladie et le climat.

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Sous la température de 8°C, rien à signaler. Mais au-delà de ce seuil, le volume de patients touchés par l’infection augmente à chaque tranche de 5°C supplémentaire. Ce nombre semble également être corrélé au taux d’humidité de l’air et est plus important quand l’ensoleillement dépasse les dix heures journalières. La pluie et le vent semblent en revanche, selon cette même étude, sans relation avec le nombre de cas de campylobactériose.

Une personne sur dix touchée

Cela dit, le lien entre le changement météorologique et la prolifération de ces bactéries est encore mal compris. Il faudra donc déterminer si ces organismes survivent plus facilement dans des conditions chaudes et humides, ou bien si le comportement social des gens, davantage partants pour partager des bols de cacahuètes en terrasse en période estivale, favorise cette propagation.

À l’échelle mondiale, il est évident que ces conditions météo sont celles qui nous attendent dans les années à venir, réchauffement climatique oblige. Cette étude va permettre d’anticiper les risques sanitaires dans des régions réunissant déjà ces conditions météorologiques favorables au développement des bactéries telles que Campylobacter.

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À l’heure actuelle, une personne sur dix dans le monde est touchée par cette infection chaque année. La bactérie Campylobacter est l’une des principales causes de maladies diarrhéiques à l’échelle globale, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle s’accompagne aussi de maux de tête, de douleurs abdominales, de fièvre et dure de trois à six jours.

Trois à six jours de diarrhée, voilà peut-être ce qu’il faudra pour que les climatosceptiques les plus chevronnés ouvrent enfin les yeux sur le changement climatique.

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