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Les humains transmettent plus leurs virus aux animaux que l'inverse

Oh non, on a encore le mauvais rôle…

Notre méfiance vis-à-vis de certains animaux et de leur aptitude à semer des virus sur leur passage est-elle si justifiée que cela? D’après New Scientist, c’est plutôt l’inverse: nous sommes plus dangereux pour la faune que le contraire. Une analyse de génomes réalisée à l’University College de Londres (UCL) le confirme. «Nous transmettons plus de virus aux animaux que eux nous en donnent», explique Cedric Tan, spécialiste en biologie moléculaire à l’UCL, qui a codirigé une étude parue dans la revue Nature Ecology and Evolution.

Les résultats de ces travaux sont sans équivoque. Lorsqu’un virus circule entre humains et animaux, ce sont les humains qui le transmettent aux animaux dans 64% des cas. Même l’exemple du tristement célèbre SARS-CoV-2 (le virus à l’origine du Covid-19) doit être regardé sous un nouvel angle. S’il nous a possiblement été légué par des chauves-souris, nous l’avons ensuite refilé à bien d’autres espèces animales.

Pour parvenir à ces résultats, l’équipe de Cedric Tan a eu recours à une base de données dans laquelle figurent 12 millions de séquences de virus, qu’elle a utilisées afin d’étudier la façon dont ceux-ci se propagent d’une espèce vers une autre. La base a été réduite à environ 60.000 entrées, les plus exhaustives, qui ont servi à bâtir ce que les chercheurs et chercheuses désignent comme des «arbres généalogiques».

Qui est le nuisible?

Finalement, les chercheurs ont isolé 599 cas de virus pour lesquels une transmission interespèce avait eu lieu. Ils ont alors constaté que, dans quasiment deux tiers des cas, nous sommes les expéditeurs, tandis que les animaux sont les destinataires. Les virus comme le SARS-CoV-2, le MERS-CoV (coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ou la grippe sont en grande partie responsables de ce déséquilibre. Mais même en les excluant, le nombre de transmissions de l’humain vers l’animal est encore à 54%.

Pour certaines espèces, les risques sont potentiellement très importants, en particulier pour les plus menacées. New Scientist cite le cas de chimpanzés morts en Ouganda en début des années 2000, après avoir contracté le métapneumovirus humain, virus responsable de pneumopathies ou d’infections des voies aériennes supérieures, qui leur a été transmis par des humains.

Que cela ne nous empêche pas de craindre, par exemple, les rats qui pullulent dans certaines zones. Les personnes travaillant avec des animaux doivent aussi continuer à utiliser certains équipements de protection. Mais dans la réalité, nous devrions prendre davantage conscience qu’en matière de virus (et d’ailleurs pas seulement), les nuisibles, c’est nous.

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Ebene Media

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