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«Le gosse ne s’est pas perdu, on le sait tous» : au Vernet, deux mois après, la disparition d’Émile reste un mystère

«Le gosse ne s'est pas perdu, on le sait tous» : au Vernet, deux mois après, la disparition d'Émile reste un mystère

REPORTAGE – Deux mois après la disparition du garçonnet de deux ans et demi, le Vernet a retrouvé sa quiétude ordinaire. Les investigations, elles, piétinent encore et toujours. Finie l’agitation du mois de juillet, le Vernet a retrouvé sa quiétude ordinaire. Le bistrot lui-même, point névralgique du village qui grouillait voilà peu de journalistes surexcités, a fermé ses portes et n’ouvre plus qu’à la demande, seulement les week-ends. Les rues sont vides, de nombreux volets fermés. Les résidences secondaires ont été désertées de leurs occupants estivaux. Plus un tracteur ne passe non plus, la terre se repose. On ne perçoit à présent que le murmure de la fontaine. La fenêtre d’une grande maison est ouverte, sans pour autant qu’un visage ne vienne s’y encadrer. Un couple de retraités est installé sur sa terrasse, occupé à prendre l’un des derniers bains de soleil de la saison. Ils n’ont pas envie de parler. Les couleurs aussi ne sont plus les mêmes. Les arbres qui bordent la route menant au Haut-Vernet ont perdu de leur éclat. «C’est tranquille voilà tout», commente un riverain las des interrogatoires des journalistes. Deux mois après la disparition du petit Émile, plus rien n’est pareil dans cet écrin des Alpes provençales, et pourtant la situation reste inchangée. Dans l’esprit de chacun, la petite fleur jaune que le garçonnet porte derrière l’oreille n’a pas fané. Et le sourire malicieux qu’il affiche sur la photo que tout le monde connaît ne s’est pas envolé. Pour cela il faudrait que l’enfant ait été retrouvé, que tout le monde sache enfin ce qui lui est arrivé. Mais non, depuis cette journée maudite du 8 juillet, rien n’a changé. «On se doutait bien qu’il n’avait pas disparu tout seul dans la forêt, maintenant on en est certain», lance un autre habitant. Pierre* est en train de charger du matériel de chantier depuis sa fourgonnette. «C’est triste à dire, mais on aura peut-être des nouvelles en allant aux champignons ou à la chasse. Dans tous les cas le gosse ne s’est pas perdu, on le sait tous», affirme-t-il. On a cru lundi que l’épilogue était tout proche lorsqu’une dizaine de gendarmes a passé deux jours à démolir une dalle de béton. Celle d’une maison située à quelques centaines de mètres du domicile des grands-parents et qui avait déjà attiré l’attention des enquêteurs peu de temps après la disparition de l’enfant. Mi-juillet, un sonar avait détecté «une anomalie» dans le béton et une partie de la dalle avait été démolie. En début de semaine, il s’agissait donc ni plus ni moins que d’une vaine «levée de doute». «Les enquêteurs ont juste découvert que cette dalle était de très mauvaise qualité, avec des morceaux de polystyrène et d’agglomérat», se désole un peu ironique une source proche de l’enquête. Un journaliste, un peu trop curieux de voir les gendarmes à l’œuvre, n’est quant à lui pas reparti plus informé du Vernet, mais avec une amende en bonne et due forme. En tout état de cause, ces nouvelles fouilles entreprises en début de semaine prouvent bien que les investigations piétinent, que toutes les pistes sont encore bonnes à suivre et qu’un dénouement n’est pas à attendre demain, sauf miracle – comme l’espère la mère de l’enfant, interrogée fin août par l’hebdomadaire Famille Chrétienne . «La vie continue, on ne peut pas rester sur pause éternellement», abonde un homme en pleine promenade avec son chien. C’est aussi ce que pense le maire du Vernet, François Balique. Lassé à son tour des sollicitations médiatiques, il estime avoir tout dit. «Je ne ferai aucune déclaration au sujet d’investigations dont j’ignore tout», grogne-t-il. Oui la vie continue. C’est d’ailleurs le message qu’a voulu faire passer le maire le 8 août en maintenant la fête de la transhumance dans le village, malgré le contexte. À cette occasion, ce dernier a pris la parole sans évoquer un seul instant l’affaire. Une rumeur voudrait également qu’un climat de suspicion générale se soit répandu sur le Vernet au fil des semaines. Interrogé à ce propos, Pierre en fait tomber la grande planche qu’il s’apprête à faire rentrer dans sa maison. «Conneries!, s’exclame-t-il. Encore un fantasme de certains journalistes. Moi je viens tous les week-ends depuis Aix-en-Provence et je n’ai de problème avec personne. Ce soir, je vais chez Paulette en face, demain chez Gigi au moulin et tout va très bien. Bien sûr on n’est pas collés en permanence les uns sur les autres, et après?» Le quinquagénaire s’étonne en revanche que les habitants du Vernet soient tellement consultés. «Il y a quelque chose que personne n’ose dire mais qu’il faut bien comprendre, ceux du Vernet ne parlent pas avec ceux du Haut-Vernet», assure-t-il. Il n’y aurait selon lui aucune animosité entre les résidents du village et ceux du hameau, mais il en serait ainsi «depuis toujours, sans raison particulière». Une chose est sûre, le Haut-Vernet est aujourd’hui quelque peu ostracisé du reste de la commune. En raison notamment de l’arrêté municipal qui interdit, encore aujourd’hui, l’accès au hameau à toute personne qui n’y habite pas. Pour les enquêteurs de la Section de recherches de Marseille, les investigations criminelles se poursuivent en coulisse. Des auditions ont encore lieu régulièrement et de nombreuses données, notamment de téléphonie doivent être exploitées. Du côté des deux juges d’instruction, la ligne reste la même: communication zéro, au risque de polluer les recherches. Si l’enquête n’est pas au point mort, on ne peut pas dire à cette heure qu’elle soit dans une phase d’accélération considérable. Little Penny
le 17/09/2023 à 12:29 Le témoignage des jeunes parents dans FC m’a beaucoup touchée.Pauvres parents…pensons à eux.ils ne reverront sans doute pas leur petit garçon. Emile était arrivé la veille du jour funeste de sa disparition. Si sa Maman ou son Papa l’avaient accompagné, ils auraient veillé sur lui.Ils l’ont confié… Anonyme
le 17/09/2023 à 09:53 Gilles59
le 17/09/2023 à 09:17
Dans la nuit de lundi à mardi, la victime a tenté d’échapper à son agresseur à travers les rues de la ville, en vain. Ce dernier l’a roué de coups avec une violence indescriptible. Mercredi, son pronostic vital était toujours engagé.

Il doit quitter les lieux mais refuse de partir. En conflit avec la municipalité de Nice, l’élu Henry-Jean Servat multiplie les provocations… et serait sur le point de rejoindre «l’ennemi» Éric Ciotti.
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Ebene Media

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