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L’Azerbaïdjan a lancé une offensive militaire dans l’enclave du Haut-Karabakh, l’Arménie dénonce une « agression à grande échelle »

L’Azerbaïdjan a lancé une offensive militaire dans l’enclave du Haut-Karabakh, l’Arménie dénonce une « agression à grande échelle »

« La Poste a décidé de s’extirper de la pétaudière qu’est le marché de la livraison express » « Après la grande conférence sociale en octobre, continuons sur la voie de la revitalisation de notre démocratie sociale » « La tenue de l’Assemblée générale des Nations unies est un moment crucial pour remettre les plus vulnérables au cœur des priorités de l’adaptation climatique » Le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a dénoncé depuis la capitale une opération visant le « nettoyage ethnique des Arméniens du Karabakh » et déclaré que l’Arménie n’était « pas engagée dans des actions armées ». L’Azerbaïdjan a annoncé, mardi 19 septembre, avoir lancé une opération militaire, qualifiée d’« antiterroriste », visant les « forces arméniennes » dans la région disputée du Haut-Karabakh. Des détonations ont été entendues par un journaliste de l’Agence France-Presse dans la capitale du Haut-Karabakh, Stepanakert. Le défenseur des droits de la région séparatiste, Gegham Stepanyan, a communiqué un bilan humain provisoire de deux civils tués et vingt-trois blessés. Les autorités séparatistes arméniennes ont confirmé une « opération militaire de grande envergure contre la république d’Artsakh [le nom donné par les Arméniens au Haut-Karabakh] ». Stepanakert, et d’autres villes de la région sont ciblées par des « tirs intensifs », a ajouté la représentation des séparatistes en Arménie, sur Facebook. « L’Azerbaïdjan a lancé une opération terrestre visant au nettoyage ethnique des Arméniens du Karabakh », a affirmé le premier ministre arménien, Nikol Pachinian dans une déclaration télévisée, assurant que la situation à la frontière était, elle, « stable » et que l’Arménie n’était « pas engagée dans des actions armées ». M. Pachinian a également appelé l’ONU et la Russie à « prendre des mesures ». « Nous ne devons pas permettre à certaines (…) forces de porter un coup à l’Etat arménien. Il y a déjà des appels venant de différents endroits à mener un coup d’Etat en Arménie », a-t-il dit dans un discours à la nation, alors que la télévision arménienne a fait état de centaines de manifestants se rassemblant devant le siège du gouvernement arménien à Erevan. Les forces séparatistes du Haut-Karabakh ont affirmé, de leur côté, tenter de « résister » à l’armée azerbaïdjanaise qui essaie d’avancer « en profondeur » dans l’enclave. «  Les forces de défense continuent de résister à l’offensive de l’Azerbaïdjan sur toute la ligne de contact », ont-elles affirmé sur X (anciennement Twitter). Les autorités de Bakou ont ajouté qu’elles considéraient la paix comme possible, sous condition d’un retrait arménien « total ». « Le seul moyen de parvenir à la paix (…) est le retrait inconditionnel et total des forces armées arméniennes (…) et la dissolution du prétendu régime » séparatiste, a déclaré la diplomatie azerbaïdjanaise dans un communiqué. Le ministère de la défense arménien a assuré, de son côté, ne pas avoir de forces armées déployées dans la région, condamnant les « fausses déclarations » de Bakou. La Russie a appelé l’Azerbaïdjan et l’Arménie à « mettre fin à l’effusion de sang » dans le Haut-Karabakh et à retourner à « un règlement pacifique ». « Toutes les étapes d’une solution pacifique sont énoncées dans les accords signés en 2020 et 2022 », a ajouté la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. La France a condamné mardi « avec la plus grande fermeté » le lancement par l’Azerbaïdjan d’une opération militaire dans le Haut-Karabakh et demandé « la convocation d’urgence d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ». « Aucun prétexte ne peut justifier une telle action unilatérale, qui menace des milliers de civils déjà affectés par des mois de blocus illégal et va à l’encontre des efforts déployés par la communauté internationale pour parvenir à un règlement négocié », a déclaré le ministère des affaires étrangères français, exhortant Bakou « à cesser immédiatement son offensive et à revenir au respect du droit international ». « Les actions militaires de l’Azerbaïdjan doivent cesser immédiatement pour permettre un dialogue véritable entre Bakou et les Arméniens du Karabakh », a renchéri mardi le président du Conseil européen, Charles Michel, sur X. « Cette escalade militaire ne doit pas être utilisée comme un prétexte pour forcer l’exil des populations locales », a également déclaré Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, dans un communiqué. Dans la nuit de lundi à mardi, les autorités azerbaïdjanaises avaient annoncé la mort de quatre policiers et de deux civils azerbaïdjanais dans l’explosion de mines dans le Haut-Karabakh, et avaient accusé un groupe de « saboteurs » séparatistes arméniens d’avoir commis ces actes de « terrorisme ». Au début d’août, l’Arménie avait réclamé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) face à la « détérioration de la situation humanitaire » dans la région. Le corridor de Latchine, seul lien terrestre entre l’Arménie et le Karabakh, avait d’abord été entravé par des Azerbaïdjanais se présentant comme des manifestants écologistes, avant que Bakou n’instaure, le 11 juillet, un barrage routier à l’entrée de cette route en évoquant des raisons sécuritaires. Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, réuni le 16 août, la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont exhorté Bakou à assurer la libre circulation sur la route de Latchine, mais aucune déclaration ou résolution n’a été votée à l’issue de la rencontre – un demi-échec pour les Arméniens. Le Haut-Karabakh, région montagneuse à majorité arménienne située en Azerbaïdjan, a été le théâtre de deux guerres au début des années 1990, puis à l’automne 2020. C’est l’une des zones les plus minées d’ex-URSS. Des explosions y font régulièrement des victimes. Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette). En cliquant sur « Continuer à lire ici » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Non. 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Ebene Media

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