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La NASA va devoir trouver un moyen de se faire livrer des gros colis sur la Lune

Plus le retour humain va se préciser, plus les besoins vont être importants.

«Exploration soutenue et développement lunaire»: c’est le menu du programme Artemis développé par la NASA. Celui-ci inclut la création d’une passerelle lunaire, un habitat orbital qui favorisera les missions effectuées vers et depuis la surface, ainsi que d’un camp de base qui permettra d’effectuer des séjours prolongés sur la Lune. Pour ce faire, l’agence spatiale américaine a passé un contrat avec des partenaires comme SpaceX et Blue Origin, chargés de conduire des expériences scientifiques et d’acheminer des équipages sur place.

Afin de mener à bien ce projet, il finira par être nécessaire de maintenir une présence humaine très régulière, pour ne pas dire permanente, sur la Lune. Mais avant qu’un tel fonctionnement soit envisageable et que l’humanité puisse établir ses quartiers sur la surface du satellite terrestre, il convient de régler quelques problèmes d’ordre logistique, indique le média en ligne spécialisé Universe Today.

Dans un livre blanc intitulé Lunar Surface Cargo, en ligne depuis le mois de juin, les ingénieurs de la NASA expliquent avoir identifié un écart important entre les capacités actuelles de livraison de marchandises et la demande future. «L’exploration de la surface lunaire nécessitera la livraison d’actifs, d’équipements et de fournitures sur la surface lunaire», écrivent les auteurs du document, pour qui la seule solution crédible passe par la mise en place d’une «flotte mixte d’atterrisseurs».

Comme son nom l’indique, un atterrisseur est un engin spatial, habité ou non, destiné à se poser sur la surface d’un astre. Il peut être fixe (comme Huygens sur Titan, le plus grand satellite naturel de Saturne) ou comporter un astromobile (comme Spirit et Opportunity sur la planète Mars). D’après les experts, il ne faudra pas choisir entre ces deux types d’atterrisseurs, mais opter pour un panachage, ce qui permettra plus de flexibilité et de polyvalence.

Demande croissante

À ce jour, la NASA a sélectionné quatorze entreprises américaines capables de livrer des charges utiles dans le cadre du programme Artemis. Cela inclut SpaceX et Blue Origin, mais aussi Ceres Robotics, Sierra Nevada Corporation et Tyvak Nano-Satellite Systems, qui auront pour mission d’acheminer les cargaisons de matériel et l’équipage. Neuf autres entreprises, dont Firefly Aerospace, Intuitive Machines, Lockheed Martin Space, Moon Express et Astrobotic, se chargeront de tout ce qui est lié aux expériences scientifiques à mener sur place.

Ceci ne concerne que la phase «Human Lunar Return» (HLR) du programme Artemis, qui consiste, comme son nom l’indique, à mettre en place le retour d’explorateurs humains sur la Lune. La suite nécessitera d’augmenter les livraisons de fret de manière considérable. L’étape suivante, prévue pour la période 2028-2030, consistera en effet à réaliser l’expansion des «capacités et systèmes lunaires» de la NASA. Par la suite, chaque année à partir de 2031, l’agence prévoit d’envoyer une mission habitée sur la Lune.

Pour évaluer le besoin croissant d’atterrisseurs lunaires et de systèmes de transport, la NASA a analysé un échantillon représentatif de marchandises prévues pour le programme Artemis et les besoins potentiels. Les domaines sont nombreux, puisque cela concerne l’habitation, les systèmes de mobilité, l’électricité et les communications, les congélateurs; sans oublier les missions de livraison logistique récurrentes qui incluront la nourriture, l’eau, l’air, des pièces de rechange, etc.

Au total, la NASA estime que la future demande de fret variera entre 2,5 et 10 tonnes par an, sans compter les livraisons occasionnelles de marchandises importantes (rovers ou modules d’habitation) pouvant atteindre les 15 tonnes. Elle est également en train de plancher sur la meilleure façon de gérer le retour des déchets, afin que la Lune ne se mette pas à ressembler rapidement à une décharge. En février 2024, on faisait déjà état de 227 tonnes d’immondices s’y étant accumulées au fur et à mesure des précédentes explorations humaines. Sans oublier la future gestion des excréments qui n’est pas non plus une mince affaire.

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Ebene Media

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