La consommation de drogues d’Elon Musk inquiète ses collaborateurs

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La consommation de drogues d'Elon Musk inquiète ses collaborateurs

Selon une enquête du « Wall Street Journal », de nombreuses personnes travaillant aux côtés du fantasque milliardaire craignent que ses frasques, qu’ils soupçonnent d’être provoquées par la prise de produits illicites, fassent péricliter ses entreprises. L’inquiétude est particulièrement vive concernant SpaceX. Cannabis, LSD, cocaïne, ecstasy, kétamine, champignons hallucinogènes… L’attrait d’ Elon Musk pour les produits stupéfiants est un secret de polichinelle dans le monde la tech américaine. Mais ce qui était au début vu comme une consommation occasionnelle lors de fêtes privées commence à inquiéter l’entourage du milliardaire, qui craint que ses frasques ne pénalisent ses entreprises. C’est ce qui ressort d’ une vaste enquête publiée samedi par le « Wall Street Journal ». Malgré les précautions prises par l’entrepreneur lors de ses virées nocturnes (contrats de confidentialité signés par les invités, interdiction de prendre des photos, etc.), le journal a pu recueillir de nombreux témoignages sur cette consommation de drogues mais aussi d’alcool. Parfois en compagnie de son frère Kimbal et d’amis qui occupent des fonctions importantes dans ses sociétés. Pis, certaines sources évoquent aussi des réunions de travail à Tesla ou SpaceX où le patron était manifestement dans un état second. Selon le « WSJ », les inquiétudes sont particulièrement vives concernant SpaceX. L’entreprise spatiale d’Elon Musk est devenue ces dernières années le principal partenaire de la Nasa, et la seule structure privée autorisée à transporter des astronautes américains vers la Station spatiale internationale. Le ministère de la Défense a également conclu des contrats avec SpaceX pour l’envoi de satellites espions militaires dans l’espace. Des partenariats hautement sensibles qui pourraient être remis en cause par les frasques de l’entrepreneur, s’inquiètent ses collaborateurs. Un événement a particulièrement marqué les salariés et les dirigeants de SpaceX. Fin 2017, une centaine d’entre eux prend part à une réunion sur les futurs projets de l’entreprise. Arrivé avec plus d’une heure de retard, Elon Musk monte sur scène en titubant et se met à bafouiller lors de sa présentation, avant de tenir des propos incohérents. La situation est si embarrassante que la présidente de SpaceX, Gwynne Shotwell , décide de s’emparer du micro et de prendre le relais. D’autres incidents seraient liés à la consommation de stupéfiants du milliardaire. En août 2018, son tweet sur un possible retrait de Tesla de la Bourse de New York avait provoqué la colère du gendarme américain des marchés boursiers (SEC) et déclenché une crise interne chez le constructeur automobile. En coulisses, certains membres du Conseil d’administration se demandent si Elon Musk était en pleine possession de ses moyens au moment d’envoyer son tweet ravageur. La SEC saisit la justice pour forcer Elon Musk à témoigner sur le rachat de X (ex-Twitter) Toujours en août 2018, le milliardaire confiait vivre une année « atroce » et « douloureuse » lors d’une interview au « New York Times ». Les journalistes du prestigieux quotidien noteront l’attitude étrange de leur invité, alternant crises de larmes et poussées euphoriques. Là aussi, ses proches y voient les effets de la drogue. Trois mois plus tard, l’entrepreneur se faisait une nouvelle fois remarquer, après avoir consommé du cannabis en direct lors d’une émission de radio. Les images, qui ont fait le tour du monde, ont poussé la Nasa a lancé une enquête sur son partenariat avec SpaceX. Comble de l’ironie, Elon Musk a imposé dans ses entreprises une politique anti-drogue particulièrement stricte, que ce soit au bureau ou dans un cadre privé. Des salariés de SpaceX évoquent même des contrôles surprises dans les locaux à l’aide de chiens renifleurs. Contacté par le « WSJ », l’avocat du milliardaire, Alex Spiro, a déclaré que son client était lui-même soumis à des tests de dépistage de drogues de manière « régulière et aléatoire » et qu’il n’avait « jamais échoué à un test ». Selon lui, les témoignages recueillis par les journalistes sont tous mensongers.

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