“J’ai l’impression d’être dans la jungle”: Sandrine Josso se confie deux mois après l’affaire Guerriau

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"J'ai l'impression d'être dans la jungle": Sandrine Josso se confie deux mois après l'affaire Guerriau

Sandrine Josso va de “mieux en mieux”, elle est “confiante sur l’avenir”, mais la députée du MoDem souffre encore d’une situation “assez difficile sur le plan du stress post-traumatique”. L’élue de Loire-Atlantique se confie sur RTL ce mardi, deux mois après avoir porté plainte à l’encontre du sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée à son insu un soir chez lui pour commettre une agression sexuelle ou un viol. Depuis, le sénateur a été mis en examen. Sandrine Josso, qui ne savait pas “ce qu’était le stress post-traumatique”, découvre un “enfer”. “Aujourd’hui, si je suis dans une situation en public, en représentation, et bien là j’ai des moments où j’ai l’impression d’être dans la jungle. J’ai tous les symptômes que j’ai vécus dans cette soirée qui reviennent”, illustre-t-elle. Le “palpitant s’accélère”, les “nausées” refont surface. “La relation à l’autre a été abîmée”, estime la parlementaire de la majorité qui dit se “méfier” quand des personnes la “regardent” ou ont “envie de [lui] parler”. Pour s’en sortir, elle se “raisonne”, “trouve des stratégies”, en demandant par exemple d’être accompagnée en public. Une psychologue l’aide également à “faire en sorte d’être désensibilisée”. Désormais marraine de l’association “M’endors pas: Stop à la soumission chimique”, elle veut “avancer sur le sujet”. “Aujourd’hui, tout ce qui peut concerner les victimes, tout notre système judiciaire ne protège pas les victimes”, regrette-t-elle.

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