Iran : plus de cent morts dans une double explosion près de la tombe du général Ghassem Soleimani, tué en 2020

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Iran : plus de cent morts dans une double explosion près de la tombe du général Ghassem Soleimani, tué en 2020

« La City de Londres s’intéresse de très près au Labour britannique et ce dernier fait tout pour lui plaire » « La France du “mais quand même…”, sans cesse occupée à négocier une exception à la règle, complique le vivre-ensemble » « La City de Londres s’intéresse de très près au Labour britannique et ce dernier fait tout pour lui plaire » Rachid Benzine : « Avec l’adoption de la loi sur l’immigration, c’est bien un basculement historique qui s’est produit au Parlement » La double explosion, qualifiée d’« attaque terroriste » par les autorités, n’a pas été revendiquée dans l’immédiat. Cent trois personnes ont été tuées dans le sud de l’Iran par une double explosion, mercredi 3 janvier, près de la tombe du général Ghassem Soleimani, dont le pays célèbre le quatrième anniversaire de la mort, a rapporté la télévision d’Etat. Un précédent bilan faisait état de 73 morts. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière en Iran depuis 1979, L’attaque a été rapidement qualifiée d’acte « terroriste » par Rahman Jalali, adjoint au gouverneur de la province de Kerman, dans le sud de l’Iran. Elle n’a pas été revendiquée dans l’immédiat. Selon les derniers éléments donnés par la télévision d’Etat, 141 personnes ont également été blessées par les déflagrations – certaines se trouvent dans un état critique –, qui se sont déroulées près de la mosquée Saheb Al-Zaman, où se trouve la tombe de Soleimani, à Kerman, dans le sud de l’Iran. Selon l’agence locale Tasnim, qui cite des sources bien informées, les explosions ont été provoquées par des « bombes dissimulées dans deux sacs ». « Les auteurs des faits ont apparemment activé les bombes via une télécommande », selon la même source. L’agence ISNA, qui cite le maire de Kerman, Said Tabrizi, explique que les explosions se sont produites à dix minutes d’intervalle. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des participants tentant désespérément de quitter le site alors que le personnel de sécurité bouclait la zone. Sur d’autres vidéos, on peut voir des personnes courant, paniquées et désorientées. Peu après les explosions, des secouristes étaient à pied d’œuvre sur place. De nombreuses ambulances étaient également sur les lieux. La télévision d’Etat a rapporté qu’à « la suite de l’attentat terroriste survenu à Kerman, le gouvernement a décrété demain journée de deuil national dans tout le pays ». Le président iranien, Ebrahim Raïssi, a condamné l’attaque dans un communiqué : « Il ne fait aucun doute que les auteurs de cet acte lâche seront bientôt identifiés et punis pour leur acte odieux, par les forces de sécurité et les forces de l’ordre compétentes. » L’ayatollah Ali Khamenei a lui promis « une réponse sévère ». « Les ennemis diaboliques et criminels de la nation iranienne ont une nouvelle fois provoqué un désastre et transformé en martyrs un grand nombre de personnes de notre peuple à Kerman », a déclaré dans un communiqué le guide suprême de la révolution islamique. L’attaque a par ailleurs été condamnée par le président russe, Vladimir Poutine. « L’assassinat de personnes pacifiques visitant un cimetière est choquant par sa cruauté et son cynisme », a-t-il déploré dans un message envoyé à son homologue iranien, et à l’ayatollah Ali Khamenei, selon le Kremlin. « Nous condamnons fermement le terrorisme sous toutes ses formes », a ajouté le président russe, dont le pays est étroitement allié à l’Iran. De son côté, l’Union européenne (UE) « exprime sa solidarité avec le peuple iranien », a communiqué un porte-parole du service diplomatique européen dans un communiqué, dénonçant un « nombre choquant » de victimes civiles. Les auteurs de cet attentat « devront rendre des comptes », ajoute le texte. Ghassem Soleimani avait été tué en janvier 2020, à l’âge de 62 ans, lors d’une attaque de drone américain en Irak. Homme-clé du régime iranien, il était également l’une des personnalités publiques les plus populaires du pays. Après avoir servi durant la guerre Iran-Irak de 1980-1988, Soleimani a rapidement gravi les échelons pour devenir finalement chef de la Force Al-Qods des gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures de la République islamique. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait, au moment de sa mort, décrété trois jours de deuil national. Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, doit s’exprimer à l’occasion de la commémoration de l’assassinat du général Soleimani, lors d’une allocution prévue mercredi en fin d’après-midi, au lendemain de l’assassinat d’un puissant chef du Hamas à Beyrouth, Saleh Al-Arouri. Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette). En cliquant sur « Continuer à lire ici » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Non. 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