« Il s’appelle Benoît Jacquot » : Judith Godrèche dénonce l’« emprise » qu’a eue le réalisateur sur elle, lors de son adolescence

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« Il s’appelle Benoît Jacquot » : Judith Godrèche dénonce l’« emprise » qu’a eue le réalisateur sur elle, lors de son adolescence

« Dean Martin. King of Cool », sur Arte.tv : un crooner doué, « roi du cool » et de la dissimulation Golden Globes 2024 : la course aux Oscars est lancée, avec « Oppenheimer », « Pauvres Créatures » et « Anatomie d’une chute » en pole position « La petite fille en moi ne peut plus taire ce nom », a déclaré l’actrice sur Instagram. Si elle avait récemment évoqué sa relation avec le réalisateur de vingt-cinq ans son aîné lors de son adolescence dans la série « Icon of French Cinema », elle n’avait encore jamais mis en cause aussi explicitement le réalisateur. Plus question de ne pas dire son nom. La comédienne Judith Godrèche a dénoncé ce week-end sur les réseaux sociaux le soutien dont bénéficie dans le milieu du 7e art le réalisateur Benoît Jacquot, avec qui elle a eu une relation alors qu’elle était adolescente, et qui n’a jamais caché son attirance pour les très jeunes actrices. « La petite fille en moi ne peut plus taire ce nom », a-t-elle écrit dans une story postée sur Instagram, effacée avant d’être remise en ligne lundi, où elle parle d’« emprise ». « Il s’appelle Benoît Jacquot. Il manipule encore celles qui pourraient associer leurs noms au mien. Témoigner. Il menace de me traîner en justice pour diffamation », dit la comédienne de 51 ans, considérant que le cinéaste est « estimé pour sa perversion ». Cette dernière a très récemment évoqué sa relation de plusieurs années avec le cinéaste de vingt-cinq ans son aîné, dans la série Icon of French Cinema sur Arte, mais elle n’avait encore jamais mis en cause aussi explicitement le réalisateur. Sollicité par l’Agence France-Presse, Benoît Jacquot n’a pas souhaité réagir. « Qui a de l’estime pour les pratiques de BJ ? Connues de tous et toutes depuis 35 ans ? Qui cautionne et valide ? L’agent qui le représente ? Qu’il m’a présenté à 14 ans ? Son producteur ? Même chose. (…) D’où lui vient ce sentiment d’impunité ? Tout se savait. Et les mêmes sont aux manœuvres », poursuit-elle, disant craindre qu’on ne lui « tourne le dos », après ces propos. Sa prise de parole a été motivée par le visionnage du documentaire L’Interdit, de Gérard Miller, qui date de 2011, où Benoît Jacquot déclare assumer sa relation passée avec l’adolescente, a-t-elle fait savoir. Dans un extrait du documentaire, partagé de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, le réalisateur y affirme notamment : « Oui c’est forcément une transgression. Ne serait-ce qu’au regard de la loi (…) on n’a pas le droit, en principe, je crois. Une fille, comme elle, cette Judith qui avait en effet 15 ans, et moi 40, en principe je n’avais pas le droit, je ne crois pas. Mais ça alors, j’en avais rien à foutre et même, elle, ça l’excitait beaucoup je dirais. » « Le fait est que, d’une certaine façon, le cinéma était une sorte de couverture, au sens où on a une couverture pour tel ou tel trafic illicite (…) pour des mœurs de ce type-là, je dirai sûrement », déclare encore face caméra Benoît Jacquot, avant d’ajouter : « Et en même temps dans le landerneau cinématographique, on peut sentir qu’il y a une certaine estime, ou une certaine admiration, pour ce que d’autres aimeraient sans doute bien pratiquer aussi. » Leçon d’impunité par l’agresseur. Il faut aller jusqu’à la dernière phrase pour en saisir tout la perversité. Benoît Jacquot interrogé par Gérard Miller dans « l’interdît » 2011 pic.twitter.com/L2LifJx12a Judith Godrèche a été révélée dans Les Mendiants de Jacquot (1988) puis La Désenchantée (1990). Le cinéaste a construit son œuvre autour des actrices, des stars comme Isabelle Huppert ou des débutantes comme Isild Le Besco, sœur de Maïwenn, révélée à 18 ans dans Sade (2000), premier de leurs six films ensemble. « Je ne peux filmer une comédienne que si j’en suis amoureux », déclarait en 2009 l’intéressé dans le journal Le Figaro. « Les actrices de mes films sont comme les femmes de ma vie […] la chair de ma vie », ajoutait-il trois ans plus tard dans Télérama. Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette). En cliquant sur « Continuer à lire ici » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

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