En Ukraine, les soldats se réfugient sous terre pour échapper aux drones explosifs

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Cette nouvelle menace force l’armée de Kiev à innover.

Dès le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les drones ont un rôle important à jouer. Rôle qui ne fait que s’amplifier depuis, obligeant les deux armées impliquées à innover, sur les plans offensif comme défensif.

Les divisions blindées et d’artillerie l’ont vite compris et ont appliqué plusieurs contre-mesures pour se protéger de ces engins volants sans pilote quitte, parfois, à faire un peu n’importe quoi. Mais quid de l’infanterie? Comment un être humain, à découvert sur un champ de bataille, peut-il déjouer les attaques de drones? David Axe, journaliste de Forbes spécialisé dans les sujets militaires, a fait le point sur les méthodes employées par la piétaille.

La réponse est simple: les troupes à pied utilisent les mêmes défenses que les chars: filets, cages, écrans… Tout a été testé pour se prémunir des attaques venues du ciel. Et comme un homme seul et sans réelle protection est une cible facile, les soldats se sont enterrés dans de profondes tranchées.

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Rob Lee, analyste du cercle de réflexion américain Foreign Policy Research Institute, basé à Philadelphie, a partagé quelques clichés de soldats abrités sous terre sur X (anciennement Twitter). On y voit notamment une tranchée ukrainienne boueuse recouverte d’un filet. Dans un autre de ses posts, on aperçoit un grillage métallique bloquer l’accès à une position défensive russe.

Mini-drones, maxi dégâts

Ce sont avant tout les mini-drones FPV (à pilotage en immersion) qui inquiètent les forces d’infanterie. Rapides, aisément manoeuvrables, ils peuvent poursuivre un camion ou une moto, ou encore traquer des soldats en déroute. Les exemples remontant à ces derniers mois ne manquent pas, d’un côté comme de l’autre.

Les drones explosifs «sont partout», affirme Samuel Bendett, expert non résident du Center for Strategic and International Studies, un cercle de réflexion à Washington, D.C. Les moyens de défense, aussi: «Nous observons beaucoup de différentes techniques de défense contre les drones et les engins FPV –“cope cages[des structures métalliques placées au-dessus des chars, ndlr], blindages cages, rondins de bois», ajoute-t-il. Toutes ces protections se retrouvent sur les blindés et au sein de l’infanterie. «Les deux parties cherchent à s’adapter aussi rapidement que possible à la menace croissante des drones FPV.»

Mais ces méthodes passives ne suffisent plus. Il faut également réussir à abattre efficacement les drones en vol, voire à les empêcher de décoller. Mitrailleuses postées sur les camions, fusils de chasse mis entre les mains de soldats, mais surtout outils dédiés à la guerre électronique: les deux camps ne lésinent pas sur les moyens pour mettre à mal les escadrilles de drones.

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Tant que chaque peloton d’infanterie ne disposera de défenses aériennes et de brouilleurs efficaces, l’infanterie est toutefois condamnée à se cacher, à s’enterrer et à tendre des filets au-dessus d’elle, en espérant que ça tienne.

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