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Crise du logement : les propriétaires dans la ligne de mire de l’Assemblée

Crise du logement : les propriétaires dans la ligne de mire de l'Assemblée

Le résultat de cet aveuglement est la fuite des investisseurs, la baisse de la construction, la réduction du nombre de logements disponibles. Le journal Le Monde du 26 novembre publie une proposition de loi transpartisane (adoubée par le ministre délégué au Logement) sur le logement pour réorienter les locations destinées au tourisme et les résidences secondaires vers les résidences principales dont le déficit est criant et incontestable dans certaines zones dites tendues. Cette proposition consiste à supprimer les avantages fiscaux accordés aux propriétaires des locations meublées, en particulier dans les résidences de tourisme. Le but avoué des auteurs de la proposition de loi est de « réduire drastiquement le montant des revenus » de ces meublés en remplaçant l’abattement forfaitaire de 71 % sur leurs loyers par un taux unique de 40 % sur tous les loyers. La loi future augmenterait aussi le pouvoir de décision des maires qui pourraient imposer des taxes supplémentaires, limiter les locations de courte durée, refuser la construction de résidences secondaires, augmenter la taxe de séjour… L’idée d’aligner les conditions fiscales sur les loyers peut sembler justifiée, mais c’est oublier que l’abattement forfaitaire remplace la déduction de frais qui ne sont évidemment pas les mêmes dans les locations de meublés touristiques de courte durée et dans celles de logements vides destinés à une résidence principale. En outre, cet alignement fiscal ne concerne pas la taxe d’habitation perçue sur les locations saisonnières et les résidences secondaires. La disparition de cette taxe sur les résidences principales a été suivie de facto par la hausse de la taxe foncière et de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et les meublés à la charge unique des propriétaires. Le premier travail à mener devrait être de détecter les causes de la préférence des investisseurs pour des locations d’appartements meublés ou de leurs résidences secondaires, et d’en tenir compte avant de rédiger une loi. La démarche habituelle est celle d’une réflexion au premier degré : les loyers sont trop chers ? On ne se demande pas pourquoi, on les limite. Il faut lutter contre le réchauffement climatique ? Le propriétaire doit financer la mise aux normes. Les avantages fiscaux accordés aux résidences de tourisme réduisent le parc des résidences principales ? On taxe et on limite la durée des locations. Il se crée trop de résidences secondaires ? On taxe et on interdit de nouvelles constructions. La taxe actuellement perçue sur les logements vacants (TLV) en zone tendue pour augmenter le parc locatif est un exemple de cette démarche : elle est élevée (17 % de la valeur locative) et doublée à partir de la deuxième année. Les propriétaires, qui échappent à cette taxe dans les zones non tendues, peuvent être rattrapés par le maire, qui peut créer la « taxe d’habitation sur les logements vacants » (THLV). C’est un pouvoir arbitraire, comme celui de taxer les cabanes de jardin dont dispose le maire. Enfin, il est possible que le logement soit vacant sans que le propriétaire ait le droit de le louer, si son diagnostic énergétique est G, par exemple. Il ne reste alors qu’une seule solution au propriétaire d’un logement vacant pour ne pas payer la TLV ou la THLV : la vente, à un prix bien évidemment très diminué. C’est une spoliation pure et simple complètement contraire au droit de propriété, une expropriation cachée. Il est indispensable de raisonner différemment. La question à se poser est de savoir pourquoi le succès d’AirBnB. L’intérêt financier est évident : c’est très rentable, même sans avantage fiscal. Le loyer est libre. Un appartement de 35 m² à Paris, c’est 90 euros la nuit avec Airbnb (bien moins cher qu’une nuit d’hôtel : le tourisme populaire en profite largement). À partir de dix nuits, c’est 900 euros, plus que le loyer maximum fixé par l’administration. La sécurisation financière est mieux assurée : les locataires sont sélectionnés sans que l’on se préoccupe des critères imposés pour les locations vides, paient le loyer fixé à l’avance, restent peu de temps, et les assurances couvrent les dégâts éventuels. En fait, le succès des locations du type Airbnb est le résultat de l’éviction de l’État, comme d’ailleurs, à l’origine, celui des VTC. C’est d’ailleurs pour cela que l’État intervient. Ce n’est pas AirBnB qui est en cause, c’est tout le contrôle administratif du logement traditionnel actuellement en vigueur qui pénalise le bailleur d’un logement en résidence principale. Dans ce secteur, l’État est partout : critères de choix de locataire, fixation du loyer, réglementation du bail, protection du locataire, surface du logement, hauteur du plafond, surface des toilettes, etc. La conséquence est évidente : c’est la disparition des chambres de bonnes et des petits loyers, au détriment des jeunes. De même, les « passoires thermiques » sont exclues du marché locatif. Les locataires subissent les conséquences de ces normes qu’ils n’exigent pas nécessairement : on pourrait préférer une chambre de 8 m² à proximité de son lieu de travail, plutôt qu’un studio à plus d’une heure de transport en commun, mais on n’a pas le choix. Le résultat de cet aveuglement est la fuite des investisseurs qui ne peuvent pas ou ne veulent pas payer, la baisse de la construction, la réduction du nombre de logements disponibles. Peu à peu, le logement social remplace le logement privé. C’est très coûteux pour la collectivité, et cela génère de nombreuses inégalités entre les locataires : les logements sociaux et l’aide personnalisée au logement sont attribués en fonction des situations familiales déclarées ; le locataire d’un appartement depuis trente ans paie la moitié du loyer d’un locataire entrant ; l’appartement que l’on occupe devient un droit acquis ; on ne choisit pas son logement ; les locataires peuvent dans certains cas acheter leur logement à des prix qui ne sont pas ceux du marché. La pénurie (plusieurs années d’attente souvent) provoque un risque de corruption. Les locations privées sont accusées d’être réservées aux riches. Le logement social, qui représente maintenant 22,4 % des résidences principales à Paris, est réservé aux pauvres, la classe moyenne est de plus en plus reléguée en banlieue. Est-ce la justice sociale ? Le gouvernement a remplacé en 2018 l’ISF par l’IFI, qui ne taxe que le patrimoine immobilier, pour orienter l’investissement vers les entreprises. L’investissement immobilier locatif est par suite en France celui qui est le plus taxé : plus de 50 % en taux marginal pour un contribuable : 30 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux, 8 % de taxe foncière (un mois de loyer ou plus). Avec l’IFI, on peut largement dépasser les 70 % de prélèvement sur les loyers. Les locataires protestent contre la cherté des loyers et accusent les propriétaires, mais c’est l’État qui est le principal bénéficiaire puisqu’il en perçoit largement plus de la moitié. En même temps, la législation n’a cessé de « protéger » les locataires : Le résultat est connu : la construction de logements est en crise, et la recherche d’un logement locatif est un parcours du combattant dans certaines grandes villes depuis bien avant Airbnb. Ce dernier est-il responsable de la crise immobilière qui se cristallise actuellement, ou est-ce à cause de cette réglementation quasi soviétique ? L’investissement immobilier est devenu ingérable et financièrement risqué : il n’offre aucune garantie sur l’avenir, ni fiscale ni règlementaire, encore moins si les maires disposent d’un pouvoir supplémentaire comme c’est prévu dans le projet de loi. Son rendement est très faible après impôt. L’investissement dans ce secteur présente donc un grand risque non rétribué. Il n’est pas étonnant que, depuis longtemps, les investisseurs institutionnels ont abandonné ce marché. Le seul investissement immobilier qui reste relativement intéressant pour le particulier est sa résidence principale, et encore : certains élus voudraient supprimer l’exonération d’impôt et de taxe sur sa plus value, et imposer le loyer fictif que percevrait le propriétaire si son appartement était loué. Le mieux est de toute évidence de disposer d’un logement social et de percevoir l’aide personnalisée au logement. Quelle réussite ! Mais si les propriétaires bailleurs disparaissent, les recettes de l’État aussi : qui va financer le logement social ? La disparition des locations en meublés touristiques et des résidences secondaires réduit l’activité économique locale. Une résidence secondaire en moins, c’est une taxe d’habitation et une famille de vacanciers-consommateurs en moins. L’équilibre est très difficile à trouver entre travailleurs locaux et touristes consommateurs. Le dirigisme résout des difficultés visibles immédiates mais crée des problèmes invisibles dans le futur (c’est le principe de Bastiat : « ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas »). Comment les maires pourraient-ils parvenir un équilibre ? La seule solution semble être la main invisible du marché, mais celle que les pouvoirs publics préfèrent est le yakafokon : il faut loger les gens, il suffit de faire payer les propriétaires. La première mesure est simple : imposer tous les loyers nets de frais (sur justification ou après abattement forfaitaire) comme les dividendes (impôt et prélèvements sociaux à 30 %), et supprimer l’IFI. Les plus-values et les moins-values immobilières et mobilières seraient fusionnées avec compensation. La seconde mesure consiste à garantir aux investisseurs la stabilité des conditions de leur investissement : l’investissement immobilier étant à long terme, la règlementation sur les normes de confort et d’isolation et la fiscalité doivent rester les mêmes pendant une durée fixée à l’avance. L’engagement de l’investisseur doit être accompagné de celui de l’État. La troisième mesure est de limiter le risque locatif : la création de tribunaux copiés sur les tribunaux des prud’hommes permettrait de régler les conflits entre propriétaires et locataires beaucoup plus rapidement. Ces tribunaux seraient également chargés des conflits entre propriétaires et collectivités territoriales dont certaines abusent de leur position de pouvoir, du droit de préemption et de réserve foncière, entre autres. Tout changement de destination d’un terrain (inconstructible devenant constructible et inversement) devrait faire l’objet d’une fiscalité spécifique lors de la vente : taxation spéciale en cas de plus-value (ce qui est déjà le cas) et indemnisation en cas de moins-value (ce qui ne l’est pas). L’impôt sur les plus-values pourrait financer l’indemnisation des moins-values. La liberté des loyers ne peut être qu’un objectif à plus long terme, avec une libéralisation progressive au fur et à mesure du renouvellement des baux, des changements de locataire et de l’augmentation du parc locatif. Bien sûr, toutes les réglementations ne sont inutiles. Celles qui assurent la sécurité des locataires au plan matériel (électricité, gaz, eau, ascenseur etc.) sont indispensables. D’autres sont complètement superflues, les normes de confort par exemple. Il serait facile de ne rendre obligatoires que les normes européennes de sécurité et d’isolation. Au point où l’on en est, il faut renverser la table. On se prend à rêver d’un Milei face au mur des taxes sur la propriété ! En 2027, la situation devrait être mûre pour cela, inutile de chercher à retarder l’échéance avec des mesurettes de « libéralisation » timide. Si les locations long terme n’ont plus la côte, c’est aussi à cause des droits exorbitants des locataires qui peuvent rester dans les lieux sans payer ni leur loyer, ni les dégâts qu’ils y commettent en tant que squatteurs. Ceux-ci devraient faire l’objet d’un « name and shame », méthode tellement appréciée de notre Ministre B. Lemaire, sur un outil logiciel accessible à tous les bailleurs.
(Nota : juste une remarque sur l’article ci-dessus : sauf peut être à Paris, mais l’impôt foncier est supérieur à un mois de loyer brut. Il est souvent de l’ordre de 10% du loyer brut annuel hors charges locatives. Ce qui le ramène à plus de 18% du loyer net avant impôts )
Dans un état socialiste comme en URSS, tous les logements étaient sociaux. N’est ce pas ce que veulent nos gouvernements depuis Mitterrand ? L’objectif est d’atteindre rapidement 25% pour ensuite se fixer le but de 40%. Oui les politiques publiques du logement sont contre-productives. L’Etat se mêle de tout en produisant une multitude de réglementations avec la complicité des organisations professionnelles représentatives du secteur, qui lors des « concertations «  interminables (5 ans au moins pour la Loi Climat et Résilience, etc…) ne cherchent qu’à obtenir des avantages pour leurs professions respectives .en négociant le contenu des aides entre produits concurrents.
Tout ceci avec en toile de fond la guerre des énergies et des energeticiens entre eux, ( Electricité / gaz – voir par exemple l’association Équilibre des Énergies )
En encore plus à la base de tout çà qui Influencent véritablement et vérolent les solutions technologiques de construction , les politiques publiques erratiques de l’énergie, au gré des idéologies vertes hors sol. ENR et/ou sortie du nucléaire, Strategie Nationale Bas Carbone, application de la directive européenne EPBD bâtiments performants, enterrement des BEPOS -Bâtiment à Énergie Positive……Le résultat est une augmentation massive des prix de l’énergie alors que la France est un des pays les plus vertueux du monde en émissions de CO2 grâce au nucléaire…..
Injonctions contradictoires, incohérences, blocage du marché, pénurie de logements, désindustrialisation, échec des tentatives de montée en compétences des professionnels avec une qualification RGE véritable usine à gaz dont se détournent les professionnels et qui sert qu’à éxclure certains des aides publiques au demeurant dérisoires , augmentation des impôts de tout poil, bureaucratisation accrue avec des guichets ouverts pour gérer des dossiers d’aide de 200 euros….. illisibilité de l’empilement du système « d’aides ».
Bref tout faux!!!! Depuis longtemps.
Gestion bureaucratique à la soviétique de kolkhozes…avec maintenant l’arrivée de pratiques staliniennes de pression par désinformation et manipulation de consultations bidons comme celles de la ville de Paris pour la réduction de la vitesse sur le périphérique, l’exclusion des SUV, etc…
Au secours !!!!! Stop à la bureaucratie… si on peut…. Maintenant que 40 ans de socialisme ont réussi à faire en sorte que les fonctionnaires, assimilés et autres planqués profiteurs de la création de richesse faite par les vrais actifs, soient quasiment devenus majoritaires dans notre pays….!!!!!!!! Très intéressant. L’auteur, que je ne connaissais pas, gagne à l’être ! Le logement est un excellent exemple de marché détruit par l’interventionnisme public – quand quelque chose marche, taxez le ; si ça marche encore, réglementez le ; quand ça ne marche plus, subventionnez le (Reagan). La subvention, en l’occurrence, c’est le logement social. Le logement est sans doute la prochaine bombe socio-économique prête à exploser, dans ce pays malade de ses politiciens, de sa technocratie et de sa bureaucratie. « L’idée d’aligner les conditions fiscales sur les loyers peut sembler justifiée, mais c’est oublier que l’abattement forfaitaire remplace la déduction de frais qui ne sont évidemment pas les mêmes dans les locations de meublés touristiques de courte durée et dans celles de logements vides destinés à une résidence principale.  » Mais pour instaurer une système fiscal qui soit cohérent il est bon d’ennoncer des principes qui permettent presque automatiquement de determiner les taxes… Quelques observations:
> Mais si les propriétaires bailleurs disparaissent, les recettes de l’État aussi : qui va financer le logement social ?
Les recettes du logement social (voire moins social) ira directement dans les caisses des organisemes qui le gèrent. Ce qui augmente les recettes puisque ce sera 100% du revenu net locatif au lieu du montant de l’imposition. > Imposer tous les loyers nets de frais comme les dividendes.
Cela existe déjà – les SCI, la 2042SPE demande une déclaration des revenus et frais pour imposer selon les revenus nets.
Les exceptions sont effectivement les abattements ou déductions forfaitaires soit pour simplifier soit pour avantager. Modifier les modalités existantes va à l’encontre de la proposition de garantir une stabilité de la fiscalité qui sur une période longue (15 à 20 ans) va être forcément bafouée.
La simplification est à favoriser – cela simplifie la lourdeur déclarative, mais évite aussi les manipulations/oublies des chiffres de la part des déclarants – et permet de mieux concentrer les contrôles. Exceptionis à faire à la simplification: les travaux. > Supprimer l’IFI.
L’IFI est en train de se rapprocher de l’ISF car on va y inclure des revenus mobiliers.
Ces mesures me semblent socialement importantes: on taxe plus « les riches ».
Mais là aussi il faut simplifier: la valorisation de biens immobiliers est une véritable casse-tête et l’appréciation très variable (Brad Pitt a perdu contre le fisc français sur ce point). Une taxation sur la base de la valeur locative réelle – ou estimée (à partir de la base de la taxe foncière par exemple). Les deux sont impossibles à garantir sur 20 ans – et même si on me le promets demain, je n’y crois pas. Il n’y a déjà pas de garantie sur les retraites par exemple.
La principale problématique est quand les changements sont majeures: là on impose en peu de temps une transition sur l’isolation. En réalité ces exigences sont prévus ou existent depuis longtemps, mais « toute » la profession immobilière et l’état l’ont quasiement pas communiqué. Résultat: quand en AG de copropriété on proposait un ravalement avec ou sans isolation, la priorité va à la dépense car l’obligation d’isoler (qui était déjà connu) n’a pas été communiqué par le syndic professionnel. Du coup des ravalements fait il y a même pas 5 ans sont à refaire.
Le mot d’ordre est de prévenir suffisamment à l’avance avec un calendrier bien connu. L’autre problématique est le sérieux: les DPE sont une farce. Obligatoire (car intéressant pour l’état pour justifier de « ses efforts »), mais peu fiable et avec des durées de validité de 10 ans systématiquement raccourcies. 2 poids/2 mesures car soit disant une voiture électrique produit 0g de CO2/km, mais pour un logement chauffé par cette même énergie en produit plein… > Risque locatif
Il y a des bonnes idées à prendre chez les pays voisin.
Le droit au logement que l’état s’est imposé (et qu’on peut considérer juste pour les citoyens qui remplissent leurs oblligations citoyennes), me semble la cause principale de l’insécurité locative pour le bailleur. En cas d’expulsion je constate que la préfecture a tendance à dépasser tout juste la date limite pour autoriser le concours de la force publique qui elle même entraine un délai vis-à-vis de la date effective.
Aussi, le locataire peut disparaître sans laisser d’adresse et est alors très difficile de recouvrir les sommes (s’il est solvable). > Plafonnement des loyers
Plus globalement il convient de lutter contre les superprofits. Lier des aides/abattements/etc. au montant du loyers sur les 10 dernières années est éventuellement une piste. Les impôts devraiment pouvoir mettre à disposition ce montant et l’indicateur à définir à toute personne (morale) concernée ((futur)propriétaire/organismes d’aides). Le bien pourrait donc se dévaloriser s’il ne peut pas bénéfier d’aides de rénovation à court terme et inciter à des revenus plus raissonable – tout en les laissant libres. « il convient de lutter contre les superprofits » et de favoriser les superpertes. Beau résumé du socialisme. Mon propos n’est pas de favoriser les superpertes puisque je propose comme piste de lier le niveau des aides au niveau des profits. Sur le revenu d’activité les aides sont également liés au niveau du revenu: de mémoire un rapport de revenus de 8/1 devient un rapport de revenus de 4/1 après prise en compte des impôts sur les revenus et les aides dont on bénéficie. C’est cela, on aide les plus nuls et on enfonce les meilleurs. C’est la médiocratie.
Moi je suis contre les aides. Même pour moi, je ne veux pas d’aide de l’état. Toute aide a un revers en France. Il faut satisfaire tel critère, tel autre remplir tel dossier, avec telle accréditation. A la fin, en prenant compte le travail fourni, et l’augmentation du prix des devis, on ne s’y retrouve pas. Exactement. Si c’était de l’intelligence pure au lieu d’économie, ça reviendrait à dire qu’il faut restreindre Einstein à avoir moins d’idées pour que celles des idlots de village puissent avoir leurs chances, et que le seul problème est de trouver des règles efficaces pour le faire. > C’est cela, on aide les plus nuls et on enfonce les meilleurs.
C’est plus embêtant quand on enfonce ceux qui bossent eet qu’on aide ceux qui profitent.
Je suis d’avis que le système actuel aide les entreprises qui payent les gens au SMIC puisque ceux qui gagnent plus (principalement ailleurs) sont obligés à compenser ces SMICs. Multiplier le SMIC par 2.5 serait probablement plus juste toiut en supprimant la plupart des aides au travailleurs (et ceux qui peuvent travailler). Au fond je suis aussi contre les aides qui demandent effectivement trop d’effort à obtenir. Dernièrement, pour une prime’renov déjà approuvé et travaux déjà réalisés, il fallait soumettre des documents complémenataire sous peine de ne pas bénéficier de l’aide… Donc l’organisme peut dire oui, je valide, et ultérieurement demander d’autres documents et invalider… Ce genre de propositions montre l’ignorance crasse de ceux qui les formulent. Multiplier le smic par 2.5 signifierait mettre 92% des gens au smic, dans les 30 millions, et coûterait dans les 1000 milliards par an, 40% du PIB à trouver.
Le smic oblige à ne pas prendre en compte la valeur du travail fourni pour fixer le salaire, tout comme taxes et réglementations obligent à ne pas lier la valeur du service de logement fourni au loyer payé. A un certain point, tout s’écroule. On n’en est plus très loin. Il est incroyable de voir nombre de stations touristiques surtaxer la location saisonnière pour financer des logements principaux. Leurs maires sont incapable de voir que sans location saisonnière, pas de touristes (l’hôtelier n’est plus aussi capacitaire), pas d’emplois et donc pas de résidents et pas de besoin de nouveaux logements !!! Bien sûr que si, les maires voient bien que ça ne sert à rien de chercher à modifier les comportements avec des taxes. En revanche, ils ne crachent pas sur les recettes supplémentaires, et l’alibi les arrange, c’est tout. On assiste aussi à une critique généralisée des résidences secondaires en oubliant que ce sont souvent elles qui stimulent l’emploi local sans lequel on assisterait à un exode encore plus massif des jeunes, ce qui aboutirait à résoudre le problème de logement des jeunes.
Comme on dit, rien ne résiste à l’administration Française.
Le canari de la mine pour le logement, c’est l’investissement des compagnies d’assurance qui ont quitté l’immobilier d’habitation car pas assez rentable.
Ia crise c’est qu’il reste de moins en moins de particuliers pour continuer à accepter les risques et les contraintes juridiques et fiscales d’un investissement dans l’immobilier. Dans cette assemblee, combien de fonctionnaires et assimiles , et combien de proprietaires immobiliers? Un majorite doit etre logee dans des logements dits sociaux de la ville de Paris (immeubles hausmaniens pour le tiers du loyer normal). Combien louent un bien immobilier qu’ils possedent, combien ont affaire aux normes debiles qu’ils imposent aux autres? J’avais épluché (rapidement) les origines professionnelles de nos députés sous Hollande. Les 2/3 étaient issus de la fonction publique ou assimilée. Ce qui est logique puisque les statuts de celle-ci leurs permettent de prendre une disponibilité sans limite de temps pour un mandat électif et de récupérer leur poste en cas de défaite électorale. Qui plus est, le calcul de leur ancienneté se poursuit pendant leur mandat pour le calcul de leur retraite.
Il ne faut pas s’étonner ensuite des décisions prises par l’Assemblée nationale. Tout est bien dit. Je remarquerais la proposition de taxer les terrains constructibles et de subventionner (ou plutôt indemniser) les terrains devenus inconstructibles. Cela se fait souvent à l’étranger. Cela aboutit à la neutralité des décisions en matière d’urbanisme. Alors bien sûr, les élus sont contre, car ils ont le magnifique pouvoir de multiplier ou diminuer par 10 la valeur d’un bien foncier. Heureux amis, malheureux opposants … Il faudrait quand même mentionner d’où ça vient et l’idéologie sous-jacente quand même, les jeunes générations sont totalement inculte en économie politique.
« Le socialisme, c’est une attaque tantôt directe, tantôt indirecte mais toujours continue aux principes mêmes de la propriété individuelle ; c’est une défiance profonde de la liberté… » – Alexis de Tocqueville Vous oubliez un élément très important : la baisse de la natalité. On ne peut acheter plus grand ? Alors on ne fait pas un autre enfant ! Habitant à la frontière franco-belge, côté Belgique, je remarque que de plus en plus d’investisseurs français viennent construire en Belgique, parfois à moins de 50m de la France.
Autrement dit, les capitaux français sont dépensés à Belgique, pour créer des logements en Belgique quand c’est la France qui est en crise de logement.
Encore une preuve de l’incompétence des politiciens français, non pas qu’en Belgique nos politiciens soient des experts mais nous avons « la chance » que les décisions soient prises sur base d’un compromis entre 2 régions, l’une à gauche et l’autre à droite, du coup, on trouve (presque) toujours ce fameux « compromis à la belge » qui permet, le plus souvent, de préserver la chèvre et le choux. En ces temps troubles, être multipropriétaire, c’est rageant.
Quand on a réduit son exposition à l’immobilier, à ses risques et galères, on dort bien mieux.
On n’est plus réveillé le matin par le coup de fil du locataire qui signale un dégât des eaux.
Tout au plus, par le petit bruit feutré des intérêts tombés dans notre escarcelle pendant qu’on roupillait. Il est l’or, Monsignor !
Si l’Etat veut corriger ses âneries passées par de plus grandes âneries à venir, grand bien lui fasse. S’il veut donner un plus grand pouvoir encore au maire de prendre de mauvaises décisions, pourquoi pas ?
Ce que ces gens-là n’ont toujours pas compris, c’est :
– qu’il n’y a pas que l’immobilier dans la vie,
– et que les riches ne sont pas devenus riches par hasard ; mais par discernement, mobilité financière et éviction des emm.rdes.
Que l’Etat continue d’agir à la manière de Thomas Edison :
– Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10000 solutions qui ne fonctionnent pas.
Mais sans nous ! Le problème est que macron n’est que le bilboquet des milieux financiers , il l’a démontré comme ministre de l’Economie et le confirme en tant que président. Certainement pas. Les milieux financiers souffrent un max avec Macron, seuls les milieux de connivence tirent leur épingle du jeu. Quand on favorise les milieux financiers, on ne se retrouve pas dans un pays cumulant les records de taxes, de dépenses publiques et de réglementations. Macron est bien de gauche, limite nupes, il a été élu avec les voix de gauche qu’il a habilement obtenues et qu’il ne tient pas à perdre en faisant une politique pro-business.
Et il adore passer pour l’ami des milieux financiers, ça lui évite qu’on comprenne combien il est de gauche, et combien son modèle est celui des pays de l’Est d’avant la chute du mur. L’examen du projet de Loi de finances réserve chaque année son lot de surprises. Parmi celles-ci figure, dans le texte pour 2024, l’adoption par le Sénat d’un amendement déposé par le groupe socialiste, écologiste et républicain visant à instaurer un taux unique proportionnel (ou flat tax) de 15% sur les plus-values de cessions immobilières. Obnubilée par la progressivité de l’impôt et par la justice fiscale dite « redistributive », la gauche socialiste fustige habituellement le principe de proportionnalité…
Poursuivre la lecture
Le Parisien donnait récemment la parole à un courtier en crédit immobilier qui se plaignait de voir sa clientèle divisée par deux. Moins d’acheteurs, effrayés par des taux qui sont passés de 1 % à 4,5 % par an pour des prêts d’une durée de 20 ans. Le magazine Challenges évoque les fermetures et même les liquidations d’agences immobilières.
Un directeur d’agence Century21 se plaint d’avoir vu son chiffre d’affaires divisé par deux. La crise immobilière qui sévit actuellement en France ne tombe pas du ciel, et l’État en est grandement responsable. Son interventionnisme tous azimuts a eu finalement raison de la baisse de la construction de logements neufs et de la réduction du parc de logements accessible aux plus démunis. Certes, l’augmentation des taux d’intérêt a sa part de responsabilité dans l’effondrement du marché immobilier, mais la main très lourde de l’État a également sa part, et sûrement pas la plus petite.

Written by
Ebene Media

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