Capable de détecter le cancer du sein, un soutien-gorge pourrait sauver 12 millions de vies par an

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Un système qui pourrait aider à dépister d’autres maladies.

La Turque Canan Dağdeviren était chercheuse postdoctorante au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), lorsqu’elle a appris que sa tante Fatma était atteinte d’un cancer du sein hélas trop avancé pour pouvoir être combattu. S’étant d’ores et déjà spécialisée dans la conception de dispositifs flexibles permettant de relever nos données biométriques, la scientifique a alors réalisé qu’elle pouvait mettre ses compétences au service de la lutte contre ce cancer.

C’est dans cette optique qu’elle a commencé à réfléchir à la création d’un soutien-gorge muni d’un système d’ultrasons permettant d’effectuer des examens plus réguliers, sans pour autant systématiquement passer par la case mammographie. C’était en 2015. Il a en fait fallu six ans et demi de travail pour mettre au point un dispositif satisfaisant, explique Wired.

Contrairement à l’idée portée il y a quelques années par un jeune Mexicain, prometteuse mais peu ergonomique, l’invention finalisée par son groupe de recherche consiste finalement en un simple patch à ultrasons, qui s’installe facilement dans la plupart des bonnets de soutiens-gorge et qui peut rester en place grâce à un système d’aimants.

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Non seulement ce dispositif permet de continuer à porter la lingerie de son choix, mais il assure en plus un suivi régulier, possiblement plus efficace que les mammographies.

Plus performant, moins douloureux

Celles-ci, en plus d’être souvent douloureuses –puisqu’elles nécessitent d’écraser le sein entre deux plaques avant d’y faire passer des rayons X–, ne seraient en fait pas si performantes. Et pour cause: en compressant le sein, on peut aussi déformer la tumeur présente et donc la rendre plus difficilement détectable. Et dans le cas de certaines poitrines aux tissus particulièrement épais, le problème est encore plus prégnant.

Or, le système mis en place par l’équipe de Canan Dağdeviren ne nécessite aucune manipulation de la poitrine, ce qui est à la fois moins inconfortable et plus sûr. Pour le moment, les mesures réalisées en temps réel ne sont encore lisibles que sur une machine à ultrasons, donc il faut tout de même les transférer vers son médecin ou son cabinet d’analyses. Mais à terme, l’idée est que les personnes qui le souhaitent puissent lire leurs résultats sur une application de leur smartphone. Un peu anxiogène, mais très pratique.

D’après ses calculs, dont elle ne fournit pas les détails, le patch proposé par Canan Dağdeviren et son équipe pourrait sauver 12 millions de vies par an. Le cancer du sein touche en effet une femme sur huit dans le monde. Rien que sur l’année 2020, 2,3 millions de cas féminins avaient été recensés et 685.000 personnes en étaient décédées à l’échelle planétaire.

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Et ce dispositif n’en est sans doute qu’à ses débuts, car pourquoi s’arrêter à un seul type de pathologie? La scientifique turque, qui raconte avoir testé le patch sur son propre ventre lorsqu’elle était enceinte, affirme que le principe est très probablement adaptable à de nombreuses maladies –dont les cancers en premier lieu.

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