Assassinat du cadre du Hamas à Beyrouth : l’Iran condamne une «opération terroriste»

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Téhéran n’a pas manqué de réagir à l’assassinat du numéro deux du Hamas dans la capitale libanaise. Le chef de la diplomatie iranienne déplore «une opération terroriste» et alerte sur les risques sécuritaires à l’échelle du Moyen-Orient.

La réaction iranienne suite à l’assassinat le 2 janvier à Beyrouth de Saleh al-Arouri ne s’est pas faite attendre. Soutien du Hamas, Hossein Amir Abdollahian n’a pas mâché ses mots et a évoqué «une opération terroriste» d’Israël, tout en alertant sur les risques d’escalade à l’échelle régionale. 

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), le chef de la diplomatie iranienne a présenté tout d’abord ses condoléances au chef politique du mouvement islamiste gazaoui Ismaël Haniyeh ainsi qu’à «la nation héroïque de Palestine».

Concernant l’attaque par drone dans la banlieue Sud de Beyrouth, en plein fief du Hezbollah, il a déploré «une opération terroriste» qui prouverait selon lui «que le régime sioniste n’a atteint aucun de ses objectifs après des semaines de crimes de guerre, de génocide et de destruction à Gaza et en Cisjordanie», et ce, en dépit du «soutien direct de la Maison Blanche». 

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Le Hezbollah a «sa main sur la gâchette»

Cet assassinat par drone dans une capitale arabe «constitue une menace réelle pour la paix et la sécurité et une grave alarme pour la sécurité de tous les pays de la région», a ajouté le ministre iranien des Affaires étrangères. 

Cette attaque en plein cœur de la banlieue Sud de Beyrouth intervient dans un contexte de tensions entre le Hezbollah libanais et l’armée israélienne. Saleh al-Arouri a été tué avec ses gardes du corps dans un quartier du Hezbollah. C’est la première attaque israélienne sur la capitale libanaise depuis la fin du conflit de 2006.

Israël n’a pas commenté cette frappe mais, lors d’une conférence de presse le 22 novembre dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait déclaré qu’il avait «donné l’ordre au Mossad d’agir contre les chefs du Hamas où qu’ils se trouvent». Le ministre de la Défense Yoav Gallant avait pour sa part indiqué que les chefs du mouvement islamiste vivaient «en sursis», rapportait le média The Times of Israël.

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Avant le discours attendu du leader de l’organisation chiite Hassan Nasrallah, prévu dans l’après-midi de ce 3 janvier, le mouvement pro-iranien libanais a publié un communiqué dans lequel il prévient que «ce crime ne sera pas impuni», en insistant que «la résistance est inébranlable». Le Hezbollah averti que «sa main est sur la gâchette et ses résistants sont aux plus hauts niveaux de préparation».

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